Covid 19 | Quand pourra-t-on voyager au Japon ?

Depuis de début de l’année 2020, l’apparition du nouveau coronavirus, le COVID-19, a créé une crise mondiale sans précédents et réduit drastiquement l’activité touristique au Japon. Quand sera-il possible de voyager à nouveau au Japon et sous quelles conditions ? Retrouvez ici les dernières infos actualisées.

Dernières informations datées du 14/06/2020

Il est actuellement impossible pour les ressortissants français de voyager au Japon et ce jusqu’à nouvel ordre. Les visas délivrés avant la date du 20 mars (Working-holiday, travail, mariage etc.) sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Des vols vers le Japon ont encore lieu mais sont réservés à des voyages diplomatiques ou aux ressortissants qui souhaitent partir ou rentrer. Malgré la maîtrise de l’épidémie et quelques assouplissements et mesures prévus à des fins commerciales avec quelques pays, il est très peu probable que les frontières touristiques rouvrent avant septembre, dans le meilleur des cas.

Interdiction d’entrée sur le territoire japonais jusqu’à nouvel ordre pour toutes les nationalités suivantes :

AsieBangladesh, Brunei, Chine, Hong Kong, Inde, Indonésie, Macao, Malaisie, Maldives, Pakistan, Philippines, République de Corée, Singapour, Taïwan, Thaïlande, Vietnam
OcéanieAustralie, Nouvelle Zélande
Amérique du nordCanada, USA
Amérique latineAntigua-et-Barbuda, Argentine, Barbade, Bahamas, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Dominique, République dominicaine, Équateur, El Salvador, Honduras, Mexique, Panama, Pérou, Saint-Christophe-et-Nevis, Uruguay
EuropeAlbanie, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Bélarus, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Islande, Irlande, Italie, Kazakhstan, Kosovo, République kirghize, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Moldavie, Monaco, Monténégro, Pays-Bas, Macédoine du Nord, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Russie, Saint-Marin, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Tadjikistan , Ukraine, Royaume-Uni, Vatican
Moyen-OrientAfghanistan, Bahreïn, Iran, Israël, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite, Turquie, Émirats arabes unis
AfriqueCap-Vert, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Djibouti, Égypte, Guinée équatoriale, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Maurice, Maroc, République d’Afrique du Sud, Sao Tomé-et-Principe

Les informations seront mises-à-jour régulièrement jusqu’à la reprise normale de l’activité touristique internationale au Japon.

Pour suivre au plus près les mesures et annonces transmises par le gouvernement japonais à propos du virus, des vols, des visas et des frontières, voici 2 sources intéressantes :

La question du tourisme au Japon

En 2019, selon les chiffres du bureau national du tourisme du Japon, on dénombrait environ 32 millions de touristes étrangers au Japon. Ce chiffre est en constante évolution depuis une dizaine d’années et devait continuer sa progression sur 2020 avec l’attrait des Jeux Olympiques et sans la crise mondiale du COVID-19.

2020 s’avère être une année catastrophique pour le tourisme mondial, Japon y-compris. Le nombre de touristes étrangers étant en chute libre, de nombreux secteurs économiques sont touchés et doivent parfois déposer le bilan. (agences touristiques, restaurants, hôtels, transporteurs…)

Afin de limiter la catastrophe, le gouvernement japonais a d’ores et déjà mis en place une politique de tourisme local. En effet, les japonais et résidents sont encouragés à voyager dans le Japon, notamment grâce à l’attribution en juillet prochain de coupons de réduction de 50% sur des ryokan, hotels et autres services touristiques. D’autres plans économiques doivent également être mis en place pour sauver le secteur du tourisme. Avec l’engouement des occidentaux pour le pays du soleil levant et l’argent investi massivement dans le tourisme, on peut espérer que le nombre de voyageurs reparte grandement à la hausse après la fin du coronavirus.

Gestion de la crise du virus COVID-19 par le gouvernement japonais

2 grands événements ont relégués le Japon au cœur de l’actualité internationale dès le début de la crise du coronavirus : la gestion du paquebot Diamond Princess et les Jeux Olympiques Tokyo 2020.

L’affaire du Diamond Princess

  • Au début de l’année 2020, le paquebot de croisière international “Diamond Princess” navigue dans les eaux asiatiques avec à son bord plus de 3700 personnes de différentes nationalités.
  • Début février 2020, un passager du navire débarque à Hong-Kong avec des signes de contamination au COVID-19. Après une quarantaine de 2 jours dans les eaux d’Okinawa, le navire poursuit son parcours autour du Japon.
  • Après que le nombre de potentiels contaminés ait encore augmenté, les autorités japonaises annoncent le 5 février une quarantaine de 14 jours à bord pour tous les 3711 passagers dans le port de Yokohama. Des médecins sont ensuite progressivement débarqués sur le bateau pour tester et juger de l’état de santé des occupants. L’affaire fait rapidement la Une des médias du monde entier et le Diamond Princess devient l’un des principaux foyers du COVID-19.
  • Un mois plus tard, on comptabilise 712 cas confirmés du coronavirus à bord ainsi que 7 décès liés. L’affaire continue ensuite d’être médiatisée. Beaucoup d’organismes mettent notamment en doute la bonne gestion de cette crise par le gouvernement japonais.

Le report des Jeux Olympiques

Très attendus tant par les japonais que par les étrangers, les JO de Tokyo 2020 ont été reportés à l’été 2021 à cause de la crise du Coronavirus. Les épreuves se dérouleront du 23 juillet au 8 août 2021. Côté paralympique, elles s’étendront du 24 août au 5 septembre 2021.

  • D’abord estimés à un coût de 11,5 milliards d’Euros, les JO de Tokyo 2020 devaient en rapporter beaucoup plus au pays et ainsi donner un coup de pouce au Japon qui voit sa situation économique en berne depuis quelques années. Le Japon se prépare depuis plusieurs années et a considérablement renforcé ses infrastructures pour l’accueil d’un flux touristique inédit en vue des jeux Olympiques.
  • Les premières inquiétudes émergent début février 2020 de la part du comité olympique et du premier ministre Shinzo Abe. Ceux-ci doutent que les jeux ne puissent se dérouler dans la convivialité attendue.
  • 1 mois plus tard, la pandémie étant devenue mondiale, la question du report ou de l’annulation des jeux se pose réellement. Plusieurs pays et comités olympiques menacent le Japon de ne pas envoyer leurs athlètes concourir aux jeux. Donald Trump tweete publiquement que le Japon doit réagir et annuler les JO 2020.
  • Le 24 mars 2020, après de nombreuses pressions et incertitudes, Shinzo Abe annonce le report des épreuves d’1 an. Le nom de l’événement demeurera Tokyo 2020 et le coût du report est estimé à 6 milliards de plus. Ce report ainsi que la chute drastique du tourisme cette année met le Japon dans un assez mauvaise posture économique. D’autant que personne ne sait à l’heure actuelle si la gestion de la pandémie sera optimale et pourra permettre la tenue effective de l’événement.

Le coronavirus au Japon

  • Si elle ne fait pas beaucoup parler d’elle avant l’affaire du Diamond Princess, l’épidémie de COVID-19 fait son apparition au Japon dès le mois de janvier, après qu’un résident de la province du Wuhan ait visité la préfecture de Kanagawa.
  • Après le début des problèmes sur le paquebot et les premières contaminations sur le sol japonais, Shinzo Abe ordonne la fermeture des écoles dans tout le pays pour un délais de quelques mois et quelques grands événements sont annulés. A ce stade de l’épidémie, on peut penser que le gouvernement japonais a tenté de minimiser l’ampleur de la pandémie afin d’éviter un report des jeux Olympiques. Très peu de tests sont en effet effectués au Japon, contrairement à d’autres pays comme la Corée du Sud par exemple.
  • Pourtant, le 24 mars, avec le nombre de décès en perpétuelle augmentation et les pressions internationales, Shinzo Abe déclare les jeux reportés d’une année. Cette date marque un tournant dans la gestion de la crise par les autorités japonaises. L‘état d’urgence est déclaré dans tout le pays à partir du 16 avril.
  • L’état d’urgence japonais, s’il comporte de nombreuse restrictions, n’est pas un “confinement” à l’européenne. En effet, la constitution japonaise interdit la mise en place d’une telle restriction de libertés. Mais les japonais sont invités à rester chez eux, chose qu’ils font en grande majorité. Des “Abe no mask” sont distribués à chaque foyer et font polémique à cause de leur taille jugée ridicule et pas adaptée. Le système de santé japonais, s’il est très bon, est néanmoins touché par de nombreux soucis d’ordres financiers et manque de matériel approprié. Enfin, crève-cœur pour les japonais, la quasi-totalité des Hanami et événements liés à la floraison des cerisiers Sakura sont annulés.
  • Il ne faudra attendre que jusqu’au 25 mai pour que l’état d’urgence soit levé dans tout le Japon et que la situation redevienne quasiment à la normale.
  • A l’heure de l’écriture de cet article, on compte environ 850 décès pour 17 000 cas officiellement détectés. On peut légitimement penser que le port du masque déjà présent au Japon depuis très longtemps ainsi que l’absence culturelle de la poignée de main ou de la bise ont aidé le Japon a contenir une épidémie pourtant très virulente. La gestion de la crise par le gouvernement a été jugée mauvaise par une grande partie des japonais.

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