Vivre en share house à Tokyo – mon expérience

Vivre en share house à Tokyo

Durant mon année en PVT Japon, j’ai choisi de vivre dans une Share House à Tokyo pendant 5 mois. En plus d’être une très bonne affaire pour ceux qui souhaitent un logement de longue durée à Tokyo, vivre en share house est une drôle d’expérience que je me devais de vous raconter.

Si vous cherchez seulement une bonne share house pour vous établir à Tokyo, cliquez directement ici

Une share house c’est quoi?

Lorsqu’on décide de se rendre au Japon pour un séjour long, comme pour un Visa étudiant ou un PVT Japon, se pose alors une question essentielle : quel logement choisir? Très vite, l’idée d’un appartement s’envole puisqu’il faut pour cela très souvent avoir des contacts japonais et de quoi payer plusieurs loyers d’avance + un cadeau au gentil propriétaire. Même avec tous ces prérequis, il est possible que vous ne trouviez pas chaussure à votre pied à moins d’être en couple avec un japonais qui se portera comme garant. Une grosse galère que la plupart des étrangers qui partent vivre au Japon (sauf ceux qui disposent d’un travail à très bonne rémunération) choisissent d’éviter avant de se tourner vers une share house, aussi appelée guesthouse.

Comme son nom l’indique, la share house est une maison partagée entre plusieurs personnes qui partagent donc un espace commun (salon, cuisine, salle de bain…). Dans certaines share houses, les chambres sont également partagées sous forme de dortoirs. D’autres share houses proposent une chambre individuelle. Enfin, certaines proposent des espaces semi-cloisonnés pour une semi-intimité. Le prix de la location varie évidemment selon la localisation de la share house et la chambre choisie. En ce qui concerne Tokyo, comptez 35.000 yen grand minimum par mois pour un dortoir éloigné du centre-ville. La share house est à mon humble avis le logement idéal pour quiconque souhaite résider plus d’un mois à Tokyo ou dans une même ville au Japon. Une sorte d’auberge de jeunesse de qualité supérieure pour un petit prix et une possibilité de se faire des amis. D’autres hébergements très peu chers mais plus atypiques comme le wwoofing existent également pour les plus téméraires.

Trouver une share house à Tokyo – ma galère

Je suis arrivé au Japon pour 1 an avec comme seul point de chute : une réservation de 5 jours dans un capsule Hôtel de Kabukicho. J’avais au préalable passé des heures et des heures sur le Web à la recherche du logement le plus économique et le plus intéressant pour passer quelques mois sur Tokyo. J’avais très vite abandonné l’idée de trouver un appartement et comme la grande majorité des gaijin, je m’étais alors tourné vers les share houses. C’est donc avec pleins de noms d’agences de share house à Tokyo que j’ai débarqué au Japon. J’avais 5 jours pour trouver mon bonheur et je comptais bien y arriver. C’était sans compter les embûches sur mon chemin.

Si vous comptez prendre une share house à Tokyo, sachez que plusieurs agences ne vous feront pas visiter les share houses qui vous intéressent une fois que vous êtes sur place. Non, celles-ci estiment que c’est trop tard et que vous deviez réserver et payer en ligne avant de venir au Japon. Auraient-elles quelque-chose à cacher? Ben oui mais tout ça, ça m’embête. J’aime bien avoir une idée précise de l’endroit où je vais habiter et je suis plutôt méfiant. Je me suis donc retrouvé 3 fois dans une situation comme celle-ci : essayer de trouver une maison ou les bureaux d’une agence de location qui m’intéressait sans y parvenir et avoir une réponse négative voir évasive. Après avoir frisé la crise de nerf, j’ai fini par me rendre aux bureaux d’Oakhouse, dont je me méfiais tellement cette agence était vantée par la plupart des blogueurs Japon. Et bien ils avaient pourtant raison. J’ai pu rencontrer un agent très sympa, effectuer une visite et très rapidement trouver la maison idéale : bienvenue à Fastroom Koenji !

Ma vie en share house à Tokyo

Avec le recul, je pense que je n’aurais pas pu trouver meilleur endroit pour m’établir à Tokyo pour quelques mois. Très bien située dans le quartier de Koenji, petit quartier calme et hipster à 3 stations de Shinjuku, ma share house avait tout pour plaire. Une grande maison neuve partagée par une 20aine de jeunes dans la bonne humeur. Voici en quelques mots les différents profils de personnes que j’ai pu rencontrer dans ma share house. Toute ressemblance avec votre future expérience n’est que pure coïncidence, mais cela ne m’étonnerait pas non plus énormément.

Une dizaine de japonais à la vie décalée

Des garçons japonais de 16 à 30 ans, ma share house à Tokyo en était presque remplie. La plupart d’entre eux passaient leur temps en pyjama, ou avec les mêmes vêtements jour après jour, et ne faisait des allers-retours qu’entre le dortoir, le salon et la cuisine. Ne parlant qu’exclusivement japonais, il me fut très difficile de sympathiser avec les 3/4 d’entre eux vu ma maîtrise catastrophique de la langue. Ceux-ci ne faisaient que rarement des efforts de leur côté et auraient certainement préféré être seuls. En discutant avec certains, j’ai fini par comprendre qu’ils étaient tous là comme dans un cocon. N’ayant pas réussi à entrer dans les rangs de la société japonaise, ils ont préféré s’isoler et passent leur vie à littéralement glander dans la share house ne sortant que pour se ravitailler en nourriture ou en bière. Au Japon, on appelle ce phénomène les Hikkikomori, et ils seraient de plus en plus nombreux. Ne vivant en share house que parce que cela ne leur coûte pas cher, ce sont eux que vous verrez dormir en pleine journée près de vous dans le dortoir et qui vous réveilleront la nuit avec leurs allers-retours incessants.

Des japonais cool qui veulent se faire des amis

Heureusement ma share house à Tokyo ne comportait pas que des Hikkikomori, même s’ils étaient nombreux. D’autres japonais peuplaient la maison, plus sociables et qui connaissent généralement quelques mots d’anglais. Même si ce n’était pas le cas, ceux-ci essayaient toujours d’intégrer les nouveaux à coups d’apéros ou de Shabu Shabu improvisés. Avec eux j’ai passé de très bons moments et ils m’ont incontestablement fait progresser en japonais. Ceux-ci ont souvent choisi d’habiter dans une share house à Tokyo non-seulement car ce n’est pas cher mais aussi pour se faire des amis étrangers. Kanpai !

Les autres gaijin de la share house

Même si une grande partie de l’auberge est peuplée de japonais, il y a bien sûr d’autres gaijin qui habitent dans la maison. La grande majorité est dans la même situation que moi : en PVT Japon ou encore en Visa étudiant. Loin des standards de vie des autres expatriés au Japon, la share house est un endroit parfait pour s’installer le temps de faire évoluer sa situation. Sympas, timides, fêtards ou studieux, il y en a pour tous les goûts et toutes les nationalités. Je dois vous avouer qu’il est très agréable d’avoir des colocataires étrangers pour échanger sur la vie en pays nippon.

La vie dans ma guesthouse de Koenji suit un cours très calme et agréable. Chaque matin, nous sommes 2 ou 3 à nous disputer gentiment pour accéder à la douche en râlant de temps en temps car il n’y a plus d’eau chaude. Vient ensuite l’heure du petit-déjeuner. Difficile de trouver une place dans la cuisine étant donné qu’un jour sur 3 un japonais ronfle littéralement sur la table. Je ne peux pas m’empêcher d’avoir un sourire. Il a dû trop picoler hier soir. La maison est très calme, la plupart des habitants viennent de s’endormir et les autres ont déjà filé au travail. Je file à mon tour. Chaque soir, c’est pourtant avec joie que je rentre dans la share house. L’atmosphère y est plus animée. Certains discutent dans le salon une bière à la main, d’autres cuisinent et embaument la maison d’une bonne odeur. Vers 20h, tout le monde est réveillé et l’atmosphère est vraiment chaleureuse. Au fil du temps, c’est une véritable petite famille qui se forme et chacun sait qu’untel va ramener des bières ou qu’il ne faut pas énerver untel. L’intimité est rare lorsqu’on dort dans un dortoir, et le confort n’est certainement pas celui d’un hôtel de luxe, mais à 39.000 Yen par mois, soit 320 euros pour un logement à Tokyo, il s’agit là véritablement d’une bonne affaire. Que ce soit parce que vous avez un petit budget pour vivre à Tokyo, ou tout simplement pour vous faire des amis,
je vous recommande vraiment de vous installer quelques mois en share house.

Mes conseils pour une bonne share house à Tokyo

Comme vous avez pu le lire, je suis arrivé au Japon avec une liste d’agences de share houses en tête et l’intention d’en visiter plusieurs avant de faire mon choix. Toutes les agences qui m’intéressaient ne m’ont soit pas répondu, soit indiqué qu’il était impossible de faire une visite une fois au Japon. Certaines avaient pourtant l’air d’être très bonnes avec des prix abordables comme XROSS House.

Mon expérience en share house à Tokyo aura donc seulement été positive avec l’agence Oakhouse, que je vous recommande fortement. Je vous explique ici pourquoi en 3 points :

Les logements proposés sont de qualité et on ne se fout pas de votre gu****.

De par ma propre expérience, mais aussi par les dires de plusieurs de mes amis en PVT Japon, il n’est pas rare de tomber sur des share houses douteuses, mal entretenues ou complètement vétustes à Tokyo. De nombreux gaijin se font avoir chaque année en pensant trouver la perle rare : une guesthouse bien située et à des prix imbattables. J’ai même du accueillir l’un de mes amis quelques jours en dehors de sa share house le temps qu’il en trouve une autre tellement celle-ci était sale et n’avait rien à voir avec les photos. Faîtes donc très attention lorsque vous arpentez les sites de share houses à Tokyo et au moindre doute ne réservez pas. Chez Oakhouse, vous êtes certains de tomber sur des share houses propres et inspectées régulièrement par un membre du staff qui s’assure que tout roule. Certains membres du staff sont d’ailleurs francophones et sont généralement toujours disponibles pour la moindre question.

Je fais rarement confiance aux agences, mais je fais confiance à mon pote Max.

Maxim manager chez OakhouseQuelle ne fut pas ma surprise en arrivant aux bureaux d’Oakhouse de croiser une vieille connaissance (le pote de potes…) que j’avais connu il y a quelques années du côté de Lyon. Max, devenu aujourd’hui un très bon ami, travaille chez Oakhouse depuis bientôt 3 ans et c’est très souvent à lui que vous aurez à faire en cas de souci ou si vous cherchez un logement. Ce mec est en Or et vous pouvez lui faire une confiance aveugle. Il vous placera à coup sûr dans la share house qui correspond le plus à vos attentes et ne vous laissera jamais dans l’embarras en cas de problème. En plus de ça il fréquente des soirées sympa et aura sûrement de bons plans pour sortir à Tokyo.

En plus, en réservant via ce lien vous bénéficiez d’une remise de 10 000 yen (environ 80 euros) sur votre premier loyer.

Et moi je reçois une rétribution d’affiliation. Tout le monde est content!

Voilà tout pour mon expérience en share house à Tokyo.

J’en garde de très bons souvenirs que ce soit en terme de rapport qualité-prix mais aussi et surtout en belles rencontres. Après avoir quitté cette guesthouse, j’ai entreprit un voyage dans le Japon à travers wwoofing et couchsurfing avant de revenir m’installer à Tokyo dans un tout petit appartement à 3. Mais ça, c’est une autre histoire. 😉

Véritable passionné du Japon, je reviens d’une année complète passée à visiter le pays de long en large. En espérant que le contenu de mon site vous plaira, n’hésitez-pas à me contacter pour tout projet intéressant!

Véritable passionné du Japon, je reviens d'une année complète passée à visiter le pays de long en large. En espérant que le contenu de mon site vous plaira, n'hésitez-pas à me contacter pour tout projet intéressant!

Laisser un commentaire